Nicolas Flamel: alchimie et immortalité

Pour l’humanité, l’immortalité a toujours été une idée fascinante remarquable. Au fil du temps, la quête pour éliminer la mort et parvenir à durée de vie indéfinie dans le corps physique a pris des formes diverses. L’un de ces tentatives les plus connues fut l’alchimie. L’objectif principal de l’alchimie était de produire la Philosophorum Lapis, la pierre philosophale, une substance légendaire ayant la propriété de transformer métaux communs en or avec un haut niveau de pureté et de fabriquer une substance qui pourrait aider à faire l’élixir de longue vie. Elle permettait d’éviter la mort, ce qui rendait le buveur immortel. Selon certains témoignages, il suffisait de boire l’élixir une seule fois pour éviter la mort indéfiniment, tandis que d’autres récits soutiennent qu’une consommation régulière de l’élixir était nécessaire afin de rester immortel.

Nicolas Flamel

La pierre philosophale

Dans gravures alchimiques, la Pierre Philosophale est généralement représentée symboliquement sous la forme d’un oeuf, parfois avec le serpent alchimique. De nombreux alchimistes ont affirmé avoir trouvé la pierre et avoir fait l’élixir d’immortalité, mais peu ont réussi à le prouver. En Asie, il était très commun que les empereurs ordonnent à leurs sujets d’aller chercher quelqu’un qui pourrait faire l’élixir et de le ramener afin qu’ils puissent profiter de la joie de la vie éternelle. Cependant, on leur a apporté beaucoup de faux élixirs qui n’ont réussi qu’à offrir la mort au lieu du rêve tant désiré de l’immortalité.

Nicolas Flamel: la quadrature du cercle
« Quadrature du cercle »: un symbole alchimique (17ème siècle) de la création de la pierre philosophale

Nicolas Flamel et la découverte de la pierre philosophale

Malgré les tentatives infructueuses, un nom a survécu dans l’histoire associé à une découverte réelle de la pierre philosophale. Il s’agit de Nicolas Flamel, un bibliothécaire et scribe français qui vécut entre 1330 et 1418 à Paris. Il  épousa son amour, Pernelle, en 1360 et, ensemble, ils sont devenus le couple le plus célèbre d’alchimistes.

Un jour, Flamel était au marché où un vieux livre attira son attention. Il contenait un vieux texte écrit par Abraham le Juif et Flamel décida de l’acheter, le payer le prix de deux florins. Les pages du livre contenaient des images qui détaillait certaines des étapes du Grand Œuvre, comme le processus alchimique pour créer la Pierre Philosophale. Dans un premier temps, Nicolas Flamel fut incapable de comprendre la signification des images, il partit donc pour Compostelle, en Espagne, où il fut introduit à un Juif converti au catholicisme. Le Juif comprit la signification des images qu’il partagea avec Flamel.

Nicolas Flamel
Nicolas Flamel

L’alchimiste revint alors à Paris où il commença ses expériences de transmutation des métaux aux côtés de sa femme. Il lui avait appris les principes de l’alchimie dans le passé et, en suivant à la lettre les instructions du livre, ils réussirent leur première transmutation, obtenant de l’or d’une qualité bien supérieure à l’or commun et d’un niveau de pureté beaucoup plus élevé . Flamel est resté très discret et il garda son succès secret car le roi Charles V avait ordonné la destruction de tous les laboratoires d’alchimie. Au lieu de cela, la réaction de Flamel fut de doter différentes églises et de commander un portail avec des figures symboliques pour Saint Jaques-la-Boucherie, l’église voisine.

Nicolas Flamel: portail
Le portail commandé par Nicolas Flamel

Les alchimistes que «vivent encore»

Paul Lucas, un voyageur du 18ème siècle, déclare qu’il a rencontré des Arabes dans le désert et qu’ils lui ont dit que le célèbre couple d’alchimistes vivait encore. Dans son livre, « L’Histoire des Français de différents Etats », Alexis Monteil explique comment il a rencontré un intellectuel français et leur discussion. L’homme lui a dit qu’il avait rencontré Nicolas Flamel qui non seulement était vivant, mais qui poursuivait ses expériences dans une sorte d’installation souterraine secrète.

Nicolas Flamel
La maison de Nicolas Flamel

Terra Incognita Perpetua

Averroès Secundus, un Syrien converti au christianisme, a écrit dans son livre « Terra incognita Perpetua » qu’il avait visité un labyrinthe souterrain situé en Espagne, quelque part sous le Plateau de Sierra Morena. Il mentionne qu’il y avait beaucoup d’entrées situés dans les niveaux souterrains des bâtiments abandonnés de la région et dans les grottes et que le système de catacombes était si vaste qu’il allait aussi loin que la Castille, la Galice, la Catalogne et le Pays Basque – s’étendant sur plusieurs centaines kilomètres.

Nicolas Flamel dans son laboratoire secret
Nicolas Flamel dans son laboratoire secret

Averroès Secundus affirme même qu’il a rencontré le célèbre Nicolas Flamel en personne, vivant et allant bien parmi les autres initiés et qu’il lui avait parlé de la façon dont il menaint des expériences afin de transformer le visible en l’invisible. Le but de cette mission était de trouver la méthode ultime pour protéger le monde caché de la cupidité des étrangers. Bien sûr, les initiés protégeaient leur installation secrète et ils avaient institué de nombreuses règles et procédures en ce sens. Le système de protection avait été conçu par un groupe d’initiés dirigés et supervisés par Flamel lui-même. La seule façon d’ouvrir les portes cachées était en se signalant à ceux en dessous et on ne laissait entrer qu’une seule personne à la fois. Laissons de côté les méthodes d’accès, pénétrer dans le système des catacombes est très difficile parce que, même si l’accès accidentel reste possible, la sortie accidentelle est impossible.

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