OGM and Co

ogm-orange-kiwiMalgré l’opposition toujours aussi forte du grand public, les OGM conquièrent la planète.

Selon la revue Nature, les semences génétiquement modifiées sont en train de conquérir la planète, qu’on le veuille ou non. « Actuellement, quatre pays produisent 99% de l’agriculture transgénique. Mais les choses sont en train de changer : les politiques sont plus flexibles, les lois se relàchent, et les semences se déploient » écrit le responsable du dossier spécial sur le sujet, Peter Aldhous.

L’acceptation de cette agriculture biotechnologique n’est toutefois pas acquise dans le grand public, précise-t-on. Alors que les consommateurs japonais s’y opposent avec vigueur, en Europe, la colère gronde. Le lobby pro-OGM y a trouvé des alliés puissants. En Angleterre, le débat est particulièrement acrimonieux. Les écologistes prétendent que chaque champ ayant accueilli des OGM devrait étre replanté par des semences traditionnelles pendant plusieurs années. Ce à  quoi l’industrie s’oppose vigoureusement pour des questions de rentabilité. La Commission sur l’agriculture et l’environnement et la biotechnologie (Agriculture and Environment Biotechnology Commission) étudie actuellement les façons d’implanter une forme de cohabitation. Elle doit remettre son rapport sous peu.

Actuellement, les Etats-Unis sont de loin les plus grands producteurs et utilisateurs d’OGM. « Les semences génétiquement modifiées sont partout, totalisant 40% du maïs, 81% du soya, 65% du canola, et 73% du coton, et ces proportions continuent de grimper », peut-on lire dans le dossier qui présente plusieurs tableaux et graphiques. Mais la multinationale Monsanto fait face au scepticisme des gouvernements canadien et américain dans sa nouvelle conquéte : celle du blé.

Seuls de rares pays ont accepté formellement un avenir transgénique, estime Peter Aldhous. Mais l’industrie marque des points dans des pays où l’agriculture est en croissance. Au Brésil, par exemple, second producteur mondial de soya, on sent un vent favorable au profit des OGM. Plus que jamais, un débat s’impose.

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