Puissances symboliques et symboles dans la manipulation mentale actuelle

par Guy Tarade, samedi 22 janvier 2011, 11:22

PUISSANCES SYMBOLIQUES ET SYMBOLES
Dès maintenant, nous devrions nous demander:
« Qu’est ce en réalité qu’une puissance symbolique ?»
Notre Perception, notre intuition, et notre imagination risqueraient d’être entachées d’une irrémédiable subjectivité si elles n’étaient pas soumises aux normes de la Raison. Par la Raison, l’homme accède à l’idée de vérité et à l’exigence d’universalité. »

Depuis des siècles, le pouvoir religieux, le pouvoir civil, et le pouvoir militaire sont des puissances symboliques qui peuvent être pernicieuses si ceux qui les détiennent les détournent à leur profit, ils aboutissent à la dictature, à l’oppression de l’esprit et à l’asservissement des citoyens réduits à l’état de sujets, sinon d’esclaves. De récents événements nous le confirment !

L’homme doit toujours se souvenir qu’il est par définition, un chasseur d’ombres, toujours à l’affût, toujours en éveil, pour traquer, à propos du savoir et de l’intelligible, les mensonges rassurants !

Nous pouvons affirmer que l’obscurité que craignent les êtres éveillés, c’est surtout l’obscurité de l’ignorance, l’obscurantisme !

L’histoire passée et présente leur enseignent qu’une puissance symbolique peut prendre des formes différentes et masquer des pouvoirs maléfiques.Elle peut être contenue, véhiculée à travers un emblème, un symbole, une devise, des armoiries, un blason, une fausse image de marque ou une organisation fantôme qui s’en ait accaparée… Son sens subtil, secret, caché se tapit dans l’imaginaire et n’attend parfois qu’une simple étincelle pour jaillir et semer son poison.

Dans la sensibilité d’autrefois, on attachait beaucoup d’importances aux mots. Notre époque les a assassinés ! Toute une partie de la jeunesse utilise un vocabulaire dont les termes faits d’expressions inversées ne sont plus porteurs de sens.

Les symboles héraldiques constituait un langage de forme ésotérique ou exotérique. Ils s’harmonisaient souvent avec des légendes rattachées à toute une symbolique, l’homme ayant un constant besoin de s’expliquer à travers toute une gamme d’images associées soit à un texte, c’est alors la naissance de la légende, soit de tout autre façon. En étudiant les anciennes fables, il est facile de constater qu’elles produisent toujours quelques vagues et l’on peut se demander de quelle façon ces histoires on fécondé l’inconscient collectif de plusieurs générations.

L’art héraldique a pour base l’arcane…le secret palpite dans les formes symboliques qu’offrent à tous les regards l’art et les fables, l’histoire et les institutions sociales.

DE L’EGREGORE A LA PUISSANCE SYMBOLIQUE

Une fois un groupe d’hommes assemblé, il se dégage de leur rapprochement une sorte d’énergie subtile (l’égrégore) qui les transporte vite à un degré extraordinaire d’exaltation. Si ces passions aussi vives et aussi affranchies de tout contrôle ne peuvent pas se répandre au dehors, ce ne sont, de toutes parts que des gestes violents, que des cris, bruits assourdissants qui contribuent encore à intensifier l’état qu’ils manifestent…ces gestes et ces cris tendent d’eux mêmes à se rythmer : l’effervescence devient telle qu’elles entraîne des actes inouïs. Prenons des exemples simples. C’est ainsi que les clubs de football du Paris-Saint-Germain ou de l’O.M. de Marseille deviennent qu’on le veuille ou non des « Puissances symboliques » profanes !

Ces forces sont contagieuses donc susceptibles d’engendrer des extases historiques qui de la « tribalisation » d’une équipe est capable de se transformer en « communion nationale » accomplissant un véritable « dépassement de soi dans le grand Nous » . Souvenons-nous de l’exaltation historique de la soirée de juillet 1998, qui vit la France championne du monde de football !

Le pouvoir médiatique de la télévision, instrument parfait de la manipulation des masses constitue à l’échelle de la planète une « Puissance
symbolique » susceptible d’asservir des millions de téléspectateurs devant des émissions débiles intitulées « Star Academy » ou « La Ferme » .

LA PUISSANCE SYMBOLIQUE AU XXIe SIECLE

Le début du XXI e siècle marque en quelque sorte le triomphe de la masse et la mise en sommeil du vieil individualisme, auquel étaient liées des solutions toutes personnelles. Cette mutation de notre société favorise la prépondérance de certains hommes et de vrais groupes de pressions agissant dans tous les domaines de l’activité humaine.

Aujourd’hui, les spécialistes des mass média jouent le rôle de Puissances Symboliques aptes à agir sur la volonté des peuples, les amener à se conformer à leurs plans, à s’enrôler sous leur bannière, à acheter leurs produits, ou à adorer leur dieu de pacotille…

Certains scientifiques se sont annexés ce domaine essentiel de la vie moderne, qui s’étend de la publicité commerciale et des « public relations » jusqu’au manifestations grégaires les plus colossales de la propagande politique.

La malléabilité et la réceptivité de la multitude sont immenses. De plus, elles sont contagieuses, la mise en scène y agit plus que les arguments. Des cerveaux bien manipulés deviennent pavloviens et réagissent aux stimulations préétablies.

L’homme éveillé doit être conscient que l’envoûtement collectif existe et que la dignité humaine se dilue dans la masse. Dans une manifestation de rue, dans un stade, ou devant un écran de télévision , les réactions de l’âme des individus se canalisent par tendance, par induction. De tels maléfices peuvent s’exercer sur des nations hautement civilisées, qui abdiquent leur personnalité entre les mains d’un dictateur ou d’une équipe politique.

Chaque jour, nous constatons que la division du monde en groupes d’influence politique ou économique, terroriste, est parfaitement orchestrée par des techniciens de la pensée ou de la finance.

Les sociologues modernes ont tardé à reconnaître cette réalité.

De nombreuses manifestions actuelles leur ont cependant prouvé que de nouveaux rites naissaient, induisant dans la pensée de l’homme contemporain une perte du contrôle de lui-même et réveillant dans son inconscient des facultés émotives et passionnelles imparfaitement soumises au contrôle de sa raison et de sa volonté.

Un « collapsus » social s’est manifesté brusquement dans notre milieu. L’idéologie du progrès forgée durant les « Trente glorieuses » a, un temps occulté cette montée en puissance au sein de nos sociétés des ces Puissances symboliques obscures qui dominent actuellement le monde. Ces dernières ont engendré
dans notre propre milieu le pouvoir d’agir sur le réel en agissant sur des représentations virtuelles de ce dernier.

.

C’est pour cette raison que nous devons être vigilants et nous opposer énergiquement aux ennemis de la démocratie et aux fondamentalistes qui menacent nos libertés individuelles.

Les leçons du passé et une brûlante actualité nous invitent à préserver les bases fondamentales de la République.

Souvenons-nous d’un symbole qui constitua à lui seul une diabolique Puissance symbolique : la svastika inversée ! Cette fascinante image, Hitler, sans culture, sans personnalité, modeste peintre en bâtiment, l’utilisa, et en fit, à travers une contre initiation, naître le nazisme.

Aujourd’hui , quand on revoit les bandes d’actualité de l’époque, on reste stupéfait de constater le moyens de fascination collective mis en œuvre par les sorciers à la croix gammée, aussi bien dans ces cérémonies d’envoûtement pervers, organisées à Nuremberg, au stade Zeppelin, que dans les défilés parfaitement structurés dans les rues de Munich ou de Berlin.

Dans de vastes espaces archi-combles, au milieu des drapeaux et oriflammes frappés du symbole hypnotique, dans une ambiance et une exaltation renforcée par des hymnes militaires, des projecteurs lançaient vers le ciel une cathédrale de lumière. Le décor était dressé, le magnétisme personnel d’Hitler faisait le reste. Nous connaissons actuellement le terrible bilan de ces commémorations païennes : des millions de victimes sacrifiées à une fausse et ténébreuse doctrine !

N’oublions pas que le symbole, le signe et le sigle représentent la synthétisation abstraite ou concrète d’une idée. Des sigles parfaitement étudiés estampillent les produits courants de consommation. A la radio où au cours de flash télévisés des « spots »vantant les qualités de certaines lessives, ou de saucissons, fait que l’auditeur ou le téléspectateur n’enregistre même plus l’annonce, tellement les cadences de passage sont rapides.

Pour lutter contre la paresse mentale des futurs clients, le nom de la marchandise à écouter s’est lui aussi synthétisé. OMO, DASH, ARIEL sont devenus pour les ménagères synonymes de lessives. Pendant des années, le fameux berlingot moussant DOP se substitua au mot shampoing.

Il y a là un DANGER insidieux, qui au cours des années à modifié et transformé le seuil de vigilance mentale des masses. Cette mutation est une des clés qui permet à des réseaux terroristes tel Al Quaïda de devenir des Puissances symboliques douées d’une capacité de malfaisance incalculable !

Les auteurs des épouvantables attentats terroristes ont frappé avec une inouïe et extrême intelligence stratégique. Pour autant qu’il s’agisse d’organisations intégristes, quelque soit leur obédience, le but de leur dirigeant est d’attiser la haine des laissés pour compte et des humiliés. La stratégie des terroristes est parfaitement claire : il s’agit de mobiliser les masses, au profit de leur ambition totalitaire, contre la démocratie. Cependant ce terrorisme suicidaire n’est en rien une preuve de force politique et culturelle : son incapacité à engager un travail politique d’organisation en profondeur sur des populations qui le soutiennent. Ces derniers désirent avant tout s’accaparer la puissance symbolique télévisuelle en exaltant la médiatisation de leurs actes. Comme nous constatons chaque jour, les images passées en boucle répétitives, aux yeux de tous les habitants de la planète, par l’industrie informationnelle, constituent le langage même de sa puissance symbolique.

Les terroristes se présentent comme des anges exterminateurs de la mort, mais ne peuvent en rien devenir des dirigeants politiques.

André Malraux a écrit :

« Il y aura une autre religion, une métamorphose

« Ou alors il n’y en aura pas

« Et alors il n’y aura rien ! »

En ce début du XXIe siècle, une vaste mutation de pensée déferle sur le monde comme un tsunami psychique. Dans son livre « Problème de l’âme
moderne », Carl Gustav Jung écrivait avec un certain sens de la clairvoyance :

« Je suis convaincu que l’exploration de l’âme humaine est la science de l’avenir. Il devient toujours plus évident que ni la famine, ni le séisme, ni les microbes, ni le cancer constituent le plus grand péril pour l’homme, mais c’est l’homme lui même. Et pourquoi ?

Parce qu’il n’y a pas de protection contre les épidémies psychiques, infiniment plus dévastatrices que les pires catastrophes de la nature. Il faudrait donc que les connaissances psychologiques se propagent à tel point que les hommes puissent voir d’où vient la grande menace. »

Bientôt, nous allons devoir nous mesurer avec la réalité vécue, avec une exploration sans concession du réel. Alors souvenons-nous des préceptes de notre obédience. Nous devons terrasser le « péché », combattre le mal en nous-mêmes et autour de nous.

Il n’est nullement question de partir en guerre contre des hommes, mais contre des idées, des sentiments dissolvants, des dogmes.

Voir aussi :

http://web.archive.org/web/20150318090305/http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/

http://web.archive.org/web/20141104103722/http://lesdossiersdeletrange.over-blog.com:80/

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *