Station Spatiale Chinoise

Selon un expert occidental, Pékin a besoin d’un lanceur plus puissant pour son projet de station spatiale de 20 tonnes et le lancement de gros satellites géo-stationnaires, face à  la concurrence des lanceurs européen Ariane ou américains.

Selon lui, « la Chine a déjà  la puissance suffisante pour mettre sur orbite une petite capsule, mais il lui faudra une fusée capable de mettre une charge de 25 tonnes sur orbite basse pour lancer sa station spatiale ».

Cette station ne devrait pas étre préte avant 2010…. la Chine s’éveille…
Selon les milieux spécialisés, le nouveau lanceur ne devrait pas étre prét avant 2005 et il devrait reprendre certains éléments des LM existantes, en leur ajoutant des boosters.

La Chine envisage par ailleurs de créer une base de lancement de fusées dans l’ile méridionale de Hainan, située à  une latitude plus proche de l’équateur. Elle servirait principalement aux lancements commerciaux et s’ajouterait à  celles de Jiuquan, Xichang et Taiyuan, toutes trois situées dans des régions difficiles d’accès.
Le 20 octobre, l’agence spatiale chinoise a annoncé qu’une nouvelle fusée « CZ-2F » avait réussi son test de qualification de vol à  l’usine de Beijing. Elle sera bientôt envoyée par chemin de fer vers une base spatiale secrète de Mongolie intérieure où des ingénieurs chinois préparent le troisième vol d’essai de leur vaisseau Shenzhou. La mission inhabitée marquera un pas de plus vers l’objectif à  court terme de la Chine d’envoyer ses propres astronautes dans l’espace.
Lors d’une conférence mondiale sur l’espace à  Toulouse ce mois-ci, les membres de l’agence spatiale chinoise ont discuté ouvertement du vol imminent tout en distribuant des badges ayant la forme du vaisseau spatial.
La Chine qui ne cache plus ses ambitions spatiales confirme son intention de construire une station en orbite d’ici une quinzaine d’années et de l’occuper de façon permanente. Cette décision s’explique en partie par le refus des Etats-Unis à  l’associer au programme d’assemblage de la Station spatiale internationale et la volonté de ce pays de s’afficher comme une grande puissance spatiale.

Il est aussi permis de penser que l’expérience acquise par les Russes lors de la construction de l’ISS puisse étre partagée avec la Chine en vertu d’un partenariat qui se concrétise déjà  par l’utilisation de certaines installations de la Cité des Etoiles près de Baïkonour pour l’entraînement de certains cosmonautes chinois.

Dans un premier temps, la Chine devrait utiliser le module orbital des vaisseaux Shenzhou qui sont conçus pour rester en orbite après le retour à  terre des taikonautes. Les prémices d’une station chinoise débuteront alors avec la capacité de la Chine à  amarrer 2, voire plusieurs de ces modules en orbite et sa capacité à  maîtriser les techniques du rendez-vous en orbite. Un laboratoire scientifique doit étre placé en orbite d’ici quelques années et vraisemblablement rejoindra un des modules orbitaux des vaisseaux Shenzhou pour s’y amarrer.

Le programme lunaire est tout aussi ambitieux avec l’envoi d’une sonde en 2006, d’un lander en 2010 et d’une mission de retour d’échantillons en 2020. Initialement, la Chine ambitionnait d’envoyer un homme à  la surface de la Lune. Toutefois en raison du cap technologique à  franchir, pour mettre au point une mission habitée lunaire et les coûts financiers exponentiels attendus, la Chine a préféré renoncer à  cette aventure.
L’Europe dépassée !
En 1992, les Européens avaient renoncé à  leur mini-navette Hermès faute de motivation suffisante et de budget.

Depuis, les spationautes aux couleurs du Vieux Continent en sont réduits à  se faire inviter sur la navette américaine ou le vaisseau russe Soyouz afin d’atteindre la station spatiale internationale (ISS). Ils ne disposent pas d’engin capable de les emporter puis de revenir librement sur Terre.
Dans son offensive de promotion, Pékin prévoit de poursuivre les vols habités. Le prochain, Shenzhou VI, pourrait intervenir en 2004 ou 2005. Les taïkonautes s’entraîneront à  vivre à  bord du vaisseau Shenzhou et ils réaliseront des sorties en scaphandre dans le vide du cosmos. Ensuite, les ingénieurs tenteront de réaliser une opération d’amarrage ou de jonction entre deux vaisseaux en orbite : prélude à  la construction d’une véritable station spatiale chinoise, prévue à  l’horizon 2008-2010.

Cette étape ultérieure majeure suppose la mise au point d’un nouveau type de lanceur, plus puissant : le Longue Marche 5, d’une capacité attendue de 25 à  30 tonnes en orbite basse – mieux que ce que fait la plus performante des fusées européennes Ariane 5. Ce véhicule devrait étre rendu disponible à  partir de 2008.

Les plans évoqués de manière quasi-officielle prévoient méme des missions habitées de survol de la Lune.
La donne économique bousculée

Il y a dix ans, la Chine faisait sourire en laissant filtrer des informations de propagande sur ses activités spatiales. Aujourd’hui, l’initiative chinoise relance la compétition internationale.

Selon Philippe Coué, spécialiste de l’astronautique chinoise, « si Pékin décide de poursuivre ses déclarations d’intentions et ses directives d’envoi d’astronautes vers la Lune, il ne fait aucun doute que certaines puissances spatiales réagiraient de manière radicale. On pourrait de nouveau assister à  une compétition comme dans les années 60».

Demain, le marché des lanceurs de satellites commerciaux sera-t-il envahi par des fusées à  bas prix venues de Chine, d’Inde ou du Japon ? Les ingénieurs chinois ont montré leurs ambitions au salon international des télécommunications mi-octobre à  Genève (Suisse). Alors que les industriels européens peinent à  récupérer de la crise, les dragons de Shanghai, Taiwan, Hong-Kong et Guangdong déploient leurs charmes. Sur la lancée de Yang Liwei, la Chine s’éveille.

Quand la Chine se réveillera le Monde tremblera. Ne pourrait on pas ajouter que le monde occidental est tout simplement incapable de suivre la prospérité d’une Chine qui est en train de devenir la 1ere puissance de Monde. L’Occident est en décadence et elle est malade d’elle méme.

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