Sur l’incommunicabilité des espèces

Considérations théoriques sur le problème de l’impossibilité du contact entre les civilisations extraterrestres avancées (ETI) et la civilisation humaine: la communication symbolique séquentielle par rapport à la communication non-symbolique non-séquentielle.

« L’intelligence humaine, réduite à son essentiel, est synonyme du langage. L’intelligence est une communication améliorée, la transmission d’une information plus élaborée d’un individu à un autre »

(Richard Li:Communication with Extraterrestrial Intelligence – CETI – Edité par Carl Sagan aux presses du MIT, 1973, page 91)

Cet article se propose de ramener a de justes proportions les idées par trop étroites que nous nous faisons, couramment, à propos de notre mode usuel de communication, ce que Carl Sagan (1-2) aurait, sans doute, nommé le « chauvinisme » du langage symbolique séquentiel !

Qu’est-ce que ce terme de « chauvinisme », au sens de Carl Sagan?

C’est ramener ce que l’on ne connaît pas à des choses qui nous sont connues et il est vrai, en effet, qu’en tant qu’espèce « intelligente », n’ayant qu’elle-même pour se comparer, nous avons toujours tendance à tout ramener à nous-mêmes. L’histoire est pleine d’exemples pouvant servir à illustrer, magnifiquement, ce principe « saganien » et que je nommerais, plutôt, « anthropomorphocentrisme », contraction de deux appellations bien significatives.

Il est particulièrement frappant de constater, du moins à ma connaissance, que personne ne remet jamais en question la soi-disant nécessité, toujours sous-entendue, qu’auraient d’éventuelles ETI de manier un langage semblable au nôtre !

Car, dès que l’on étudie ce problème de plus près, il devient vite évident que ce genre d’idées n’est qu’un exemple banal d’anthropomorphocentrisme, une œillère intellectuelle, façonnée par notre structure biologique sur laquelle nous prenons, inconsciemment, modèle.

Qu’est-ce que la communication ?

Pour répondre à cette question je reproduirai, textuellement, le paragraphe suivant, d’après Wilson (3), où cela est clairement et simplement défini:

« Certains définissent la communication comme étant un processus par lequel le comportement d’un individu modifie la probabilité de schèmes comportementaux chez d’autres individus. Ce concept a l’avantage d’être directement traduisible en un énoncé mathématique. Ce formalisme entraîne les 6 entités minimales suivantes:

Individus A B

Actions x1 x2
Probabilités d’apparitions de ces actions: p(x1) p(x2)

Définition : il y a communication lorsque p (x2 / x1) est différent de p (x2).

En d’autres termes, cela signifie que si A accomplit l’action x1, alors la probabilité conditionnelle que l’acte x2 soit exécuté par l’individu B n’est pas égale a la probabilité que B exécute x2 en l’absence de x1.

Si l’on admet qu’une certaine quantité d’information est transmise, comment peut-on la mesurer?

L’unité quantitative de base que l’on utilise à cette fin est le « bit » (abréviation de l’anglais « chiffre binaire »).

Un bit est la quantité d’information nécessaire afin de contrôler, sans erreur, laquelle de deux alternatives d’égale probabilité sera choisie par le récepteur.

Imaginons un système social réduit à sa plus simple expression envisageable et comportant un oiseau territorial situé en face d’une série d’intrus. Admettons que chaque intrus ne fasse en aucune manière attention au propriétaire de la place tant que celui-ci ne lui présente pas l’un ou l’autre des deux signaux équiprobables suivants:

l’oiseau lève ses ailes, l’intrus s’en va toujours.

l’oiseau baisse ses ailes, l’intrus continue son avance.

Chaque présentation d’un signal transmet, par conséquent, un bit d’information.

Si maintenant nous émettons 4 messages équiprobables, chaque signal contiendra 2 bits; un système de 8 messages équiprobables contiendra 3 bits, etc. Ainsi la quantité de bits est la puissance à laquelle nous élevons le chiffre 2 pour avoir le nombre de messages équiprobables. »

Bien. Retenons de ceci que l’information est un concept parfaitement quantifiable, même si cette quantification est très manichéenne !

En résumé : l’information c’est l’échange et la circulation d’informations dans un réseau reliant des systèmes émetteurs et des systèmes récepteurs, par l’intermédiaire d’un message codé ce qui constitue, dès lors, un « langage ».

Pour plus d’informations à ce sujet le lecteur est invité à se rapporter au livre de Claude Shannon et Weaver (4).

Un Mode de Communication primitif : l’échange d’information par voie séquentielle symbolique

Le choix d’un mode communicationnel entre individus d’une même espèce est déterminé par l’évolution phylogénétique de cette espèce, considérée en fonction de la pression de l’environnement, dont les facteurs sont si divers qu’ils ne sont guère quantifiables.

L’histoire de l’homme se résume, essentiellement, à celle du couple langage/main.

Mais qu’est ce que notre « langage » ?

Les deux caractéristiques essentielles du langage humain (si nous faisons abstraction du langage émotionnel non verbal) sont:

La Séquentialité

Le Symbolisme

Cela signifie que nous émettons, séquentiellement, des ondes acoustiques transportant un message codé par l’intermédiaire de symboles.

Les sons émis par notre bouche sont juxtaposés, en séquence, les uns après les autres, mais ils ne sont pas intégrés simultanément comme, par exemple, le sont les informations perçues par l’ensemble des cellules de nos rétines.

Qu’est-ce qu’un symbole?

Le symbole est, tout d’abord, le résumé minimal d’une perception hypercomplexe.

C’est une vague esquisse extraordinairement déformée de la perception originelle.

Un symbole est, ainsi donc, un signal codé servant à transmettre une certaine quantité d’information très grossière ne correspondant en aucune manière à l’information hypercomplexe et polymodale d’une perception exogène ou endogène.

Par exemple, je suis, en ce moment, en face d’un arbre déterminé dans sa globalité polymodale tétradimensionnelle.

Si je veux, maintenant, transmettre cette information polymodale tétradimensionnelle à un tiers, situé en-dehors de mon champ de perception, j’aurais infiniment de difficultés à le faire car je devrai résumer toute ma perception hypercomplexe par un signal sonore ou écrit définissant de façon ultra-simplifiée l’objet perceptif en question, en l’occurrence le symbole « arbre », sorte d’hyper-résumé de ma perception originelle.

En énonçant le mot « arbre » toutes les caractéristiques hypercomplexes originellement perçues au moyen de l’intégration de centaines de millions de données traitées, simultanément, par mon cortex visuel et le reste auront été entièrement perdues pour le récepteur recevant dans son oreille, ou sur une feuille de papier, le son ou la vision « arbre ».

En ce sens, le symbole équivaut à une perte d’information absolument monstrueuse entre l’émetteur et le récepteur. En d’autres termes, l’ambigüité du message transmis par un résumé symbole s’accroit de façon si considérable qu’il devient difficile de vraiment parler d’un « langage » entre les émetteurs et les récepteurs de symboles.il serait mieux de parler de « grognements » complexes.
C’est là tout le drame constitutif fondamental de l’être humain qui possède de grandes capacités de réception et d’analyse d’informations mais dont les « output » sont tout à fait inadéquats pour une transmission correcte de cette information entre individus. L’ambigüité informationnelle, lors des tentatives communicationnels d’informations hypercomplexes, est si monstrueusement élevée que cela bloque, le plus souvent, les rapports entre individus qui ne se voient pas réellement puisqu’à chaque symbole, émis ou reçu, est associé tout un ensemble de connections mémorisées totalement différentes d’un individu à un autre !

Nous sommes donc, ainsi, réciproquement, des aveugles et des sourds constitutionnels tentant de communiquer à coups de pieds ou de « tatâges » ! On se tâte, mutuellement, comme les fourmis, incapables de transmettre tous nos « input » instantanément, en une volée !

L’on conçoit, ainsi, qu’un tel rapport communicationnel relève du délire et ressemble, en fait, aux messages que se transmettent les fous à l’asile psychiatrique…

Quand je dis « table » cela évoque en moi des milliers de tables mémorisées et connectées endogènement à des situations particulières dont je suis le seul à comprendre, et encore, tous les fils. Idem pour celui qui est en face de moi ! Donc comment peut-on vraiment « communiquer » puisque la nature ne nous a pas pourvus de systèmes d’émission complexe et dépourvu de distorsion?

Dans le cas de la représentation symbolique d’un objet bien défini, comme une table, la perte d’information entre A et B est, certes, immense mais il en reste néanmoins vaguement quelque chose qui la rend encore intelligible et qui permet donc de coordonner les comportements de A et de B.

Par contre, lors de « l’échange » de concepts abstraits et non strictement définis(ce qui est le cas du « langage » de tous les jours)l’ambigüité prend des proportions si considérables qu’on peut, à la limite, considérer qu’aucune information n’a été, objectivement, transmise entre deux individus en train de « se palper » comme deux fourmis aveugles.

Un concept abstrait laisse, en effet, le choix à tellement de messages équiprobables qu’il ne transmet, véritablement, plus rien du tout sinon du bruit.

En ce sens, nous « communiquons », bien souvent, à coups de nuages qui s’interpénètrent sans se heurter. .

La perte informationnelle opérée par le processus du codage symbolique équivaut donc à une distorsion: perte ou distorsion sont, ici, synonymes.

L’ambigüité des concepts symboliques entre A et B se réduit, finalement, à l’échange d’un bruit de fond entre les individus, comme les abeilles qui butinent…

En fait, il n’existe qu’un seul langage humain – apparu tout récemment, d’ailleurs – qui ait un sens communicationnel en raison d’un rapport information/distorsion acceptable: c’est le langage scientifique, où chaque terme est strictement défini, levant, ainsi, une grande part d’ambigüité bien qu’elle demeure toujours comme un bruit de fond permanent irréductible.

Le langage qui nous est commun se prête donc mal à la communication pour les raisons suivantes:

La quantité limitée de « bits » (pour simplifier) échangeables.

Débit de « bits » par seconde extraordinairement limité par le mode séquentiel du véhicule communicationnel.

Quand nous essayons de « communiquer », en fait nous nous palpons, nous nous auscultons comme les fourmis !

Je t’ausculte, tu m’auscultes, je te palpe, tu me palpes.

Bien. Je propose, maintenant, de définir un langage où le rapport énergie dépensée par « bit » effectivement transmis (en une unité quelconque et arbitraire de temps) est grand, comme un langage PRIMITIF à cause du monstrueux gaspillage qui en découle. De même, sera défini comme langage évolué et AVANCE un langage où ce même rapport sera petit.

Un langage primitif sera donc un mode de communication où le bruit entre émetteur et récepteur sera grand, et le flux de bits petit, tandis que dans le cas d’un langage avancé ce bruit sera très petit et le flux de bits très grand.

Les facteurs de bruit seront surtout déterminés par l’emploi d’un codage naturel, invariant, ou d’un codage artificiel et flou, pour les raisons déjà mentionnées.

En soi, déjà, ces définitions sont très larges et n’ont qu’un aspect purement heuristique qui puisse nous permettre de comprendre quelles seraient les motivations éventuelles d’intelligences maniant un langage notablement plus évolué que le nôtre, par rapport à l’humanité.

En fonction de ces considérations, il devrait être évident au lecteur qu’un langage séquentiel et symbolique appartient au premier type défini. En conséquence, notre langage peut être, empiriquement, classé comme le prototype du langage primitif d’organismes récemment parvenus à l’intelligence. Mais qu’est-ce que l’intelligence? Mot encore ambigu !

Toujours est-il que pour qu’une intelligence puisse s’exprimer et se développer, en rétroaction informationnelle constante avec son milieu, il lui faut avoir un moyen d’action sur l’environnement qui lui permette de l’informer, à son tour, et réciproquement.

Ce moyen est la main, dans le cas de notre espèce, et devra être un organe accomplissant la même fonction chez une autre espèce. Sans moyen d’action sur l’environnement, quel que soit le niveau de complexité atteint par un système nerveux, l’intelligence ne reste que potentielle, incapable d’actualisation. En un sens, elle est sans être. Cela est un point important ; nous y reviendrons en examinant une espèce « candidate à l’intelligence ».

Un Mode de Communication avancé: l’échange d’information non-séquentielle
Les conditions environnementales où se développèrent nos ancêtres primates conduisirent notre lignée vers l’hominisation et, en particulier, vers le développement d’un moyen de communication vocal relativement complexe.

L’Evolution engendra, ainsi, sur une planète parmi des milliards d’autres, une espèce capable d’échanger de l’information assez complexe grâce à tout un système physiologique façonné par la pression du milieu sur cette espèce. Si l’espèce en question eût vécu dans un environnement différent, il eût été possible qu’elle n’acquît jamais ce moyen de communication et qu’elle demeurât au même stade communicationnel que les autres espèces animales. Mais il eût été aussi possible qu’elle acquît un système de communication supérieur à celui qu’elle connaît actuellement. Cela n’a été qu’une question de pression sélective et de niche écologique.

Mais sommes-nous vraiment les seuls en notre monde à posséder un mode de communication élaboré ? Nous serions tentés de répondre par l’affirmative – en regardant, avec fierté, « nos » réalisations – mais il serait nécessaire de garder présent à l’esprit que toutes nos actions sur la Nature ont été rendu possible parce que nous possédions l’instrument nécessaire entre notre intelligence et notre action sur le milieu, en l’occurrence la main.
Qu’aurions-nous été sans elle, incapables d’informer la matière? L’on n’eût pu guère nous distinguer des autres espèces que, peut-être, par une absence de pelage.

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On s’accorde, généralement, à penser que les cétacés marins dont, en particulier le dauphin et encore plus l’épaulard, seraient des candidats à l’intelligence, en raison du grand degré de développement atteint par leur système nerveux central, tant au niveau de l’organisation que des structures.

Le seul problème est que l’on n’a jamais réussi à entrer en communication avec eux !

Mais cela serait-il une raison suffisante de dénuer ces êtres de cette qualité que nous nous attribuons; est-ce une raison suffisante pour être convaincu que nous sommes bien les seuls êtres intelligents de notre globe? Je ne le crois guère et en voici les raisons:

Seville Chapman(5) a proposé, en 1968, dans une lettre au journal Science, une hypothèse fort intéressante à propos des dauphins et qui, à ma connaissance, n’a pas eu d’écho (si l’on me permet ce jeu de mots) en l’occurrence l’hypothèse que voici: les dauphins – et, sans doute, bien d’autres cétacés marins – « verraient » acoustiquement leur environnement en plus de le voir visuellement et, cela, de façon presque aussi bonne que nous voyons le nôtre au moyen de nos yeux !

En d’autres termes, les dauphins, épaulards, etc., utiliseraient les sons de façon non- séquentielle non-symbolique. Ces êtres seraient pourvus, par la pression de leur évolution aquatique, d’un système d’imagerie complexe qui nous manque cruellement ! Etonnant !

Si, un jour, cette hypothèse se trouve confirmée, il sera, alors, permis d’en avancer une autre qui en est la conséquence logique: à savoir que les dauphins, épaulards, etc., soient non seulement capables d’imager tridimensionnellement et acoustiquement leur réalité mais qu’ils soient, de surcroit, capables de réémettre ces perceptions mémorisées non-séquentielles non symboliques. En ce cas, nous serions en face d’une espèce terrestre utilisant une sorte de début de « télépathie » acoustique, les dauphins communiquant entre eux directement à l’aide d’images acoustiques…

Dans ce cas hypothétique nous serions, ironiquement, confrontés à une intelligence potentiellement supérieure à la nôtre (en raison du flux important de bits transmissibles par seconde, par cette méthode, pour un faible taux de distorsion des messages) mais incapable de passer pour telle, à nos yeux, en raison de l’absence d’actualisation technologique de cette intelligence par une action sur le réel suite à une absence de l’outil main.

Sur la Terre nous trouvons cette forme de communication acoustique chez les chauves-souris, animaux nocturnes, et chez les cétacés. Il est clair que l’évolution de ces systèmes communicationnels s’est appuyée sur la pression du milieu: la nuit dans le cas des chauves- souris et l’eau dans le cas des cétacés.

En raison de la multiplicité probable des environnements qui doivent exister sur d’autres planètes, il n’est pas impossible que certaines espèces arrivent à l’intelligence directement équipée d’un langage non séquentiel non symbolique et de l’outil mécanique servant à actualiser ladite intelligence.

On peut aussi penser que des espèces intelligentes similaires à la nôtre aient eu suffisamment de temps pour accumuler assez de connaissances scientifiques sur elles-mêmes pour se pourvoir, artificiellement, d’un tel moyen efficace de communication. Et j’en reviens à la citation du début de cette réflexion : l’intelligence c’est une communication améliorée, la transmission d’information plus complexe d’un individu à un autre.
De telles ETI satisferaient bien à cette définition car elles pourraient échanger des images mentales, monomodales ou polymodales, à la vitesse de leur pensée.

Notre système nerveux possède, déjà, l’embryon d’un système communicationnel perfectionné: ainsi, rappelons que, dans le rêve, notre mémoire génère sans difficulté de l’information non-séquentielle non-symbolique sous la forme d’imagerie.

Si nous avions été doté d’un système émetteur modulable, à volonté, de cette imagerie nous disposerions, ipso-facto, d’un langage avancé et nous connaîtrions une nouvelle façon de penser et d’analyser, à savoir la « modélisation » instantanée.

Toujours est-il que, déjà, certains d’entre-nous – que l’on nomme des « eidétiques » (6) – sont tout à fait capables de contrôler la génération consciente d’information non-séquentielle non-symbolique : ainsi un eidétique doué peut superposer, selon son désir, une image « onéiroforme » sur ce qu’il perçoit du monde extérieur.

Regardant un arbre dénudé, en automne, il peut, instantanément, le recouvrir de feuilles imaginaires modélisées, feuilles qui lui apparaîtront, alors, aussi réelles que de vraies feuilles(7) !

Cela est-il exceptionnel? Très certainement, non puisque nous pouvons tous rêver ou encore « oniriser » avec des champignons « hallucinogènes ».

Ces capacités de manipulation sont latentes chez l’homme et attendent de se réveiller et ne pourront se développer que si l’on exerce, nous-mêmes, une pression constante d’évolution sur nos enfants. Pour en revenir aux ETI susceptibles de manier un tel système communicationnel avancé je pose la question à tous ceux qui croient que nous entrerons en contact avec de telles personnalités : si de telles intelligences venaient à passer aux environs d’une planète peuplée par des primitifs en étant encore à la palpation et l’auscultation communicationnelle, quel intérêt auraient-elles à « communiquer » avec ces primitifs réduits au stade du grognement complexe puisque, nécessairement, ces primitifs n’auraient rien à leur apporter qu’elles ne sachent, déjà , depuis fort longtemps?

Il est donc parfaitement irrationnel et déraisonnable, pour une espèce avancée, de vouloir communiquer avec une espèce inférieure.

Si nous étudions les singes, par exemple, c’est bien, en dernière analyse, pour mieux nous comprendre; mais viendra un jour où plus personne n’étudiera les singes car nous aurons découvert tout ce que nous voulions savoir.

Alors nous les laisserons vaquer à leurs occupations et peut-être qu’alors certains singes éveillés discuteront de l’existence ou de l’inexistence d’une créature mythique dénuée de poils en argumentant que si une telle créature existait, réellement, elle ne manquerait pas de prendre contact avec les singes…

Et, peut-être, encore, bien plus tard, quand ces singes auraient évolué, ils écouteraient l’espace avec leurs radiotélescopes primitifs. .mais ils seraient les seuls à s’écouter.

 

Conclusion

A mon avis, le Cosmos fourmille de vie, vie située à différents niveaux d’évolution. Dans ce réseau cosmique de vie, les ETI qui ont réussi à maitriser leur génétique et la physique doivent, sans doute, constituer des communautés intelligentes interstellaires en communication.

Les niveaux inférieurs de l’intelligence, comme l’intelligence humaine, sont, très probablement, en dehors des zones communicationnelles de ces ETI. En quelque sorte, il existe un apartheid cosmique entre les ETI avancées et les espèces plus primitives.

Si des ETI parviennent jusqu’à notre Terre, il me paraît raisonnable de penser que leur mode de communication dépasse, fort probablement, le nôtre depuis, déjà, longtemps et tant, que le problème de la communication avec des gens comme nous ne se poserait plus car, pour elles, il n’y aurait simplement rien à communiquer…

C’est bien ce que nous constatons.
Source : http://www.chez.com/telescope/13/rifat.html

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