Terrorisme et réalité actuelle

VEILLEURS LA NUIT SERA LONGUE…

Pendant de longues années encore, le terrorisme demeurera la première préoccupation des organismes de sécurité du monde entier. Chacun sait aujourd’hui que les terroristes disposent de moyens de plus en plus sophistiqués et qu’ils étendent leurs activités à toute la planète.

Les démocraties occidentales sont, par définition, vulnérables aux attentats terroristes. La transparence politique, le respect des droits et des libertés individuels et la primauté du droit, souvent exacerbé par de pseudo intellectuels dits progressistes, limitent leur capacité de réprimer le terrorisme. Les technologies de pointe, les progrès dans le domaine des communications et les moyens de transport modernes mettent à la disposition des terroristes des instruments qu’ils peuvent exploiter pour commettre des actes de violence où bon leur semble. Pour un terroriste potentiel, les faiblesses des démocraties en font des cibles faciles.

La non coordination des polices entre les différents pays menacés, tout comme les ukases des services de renseignement, sont souvent passés sous silence. De nombreux médias pratiquent la désinformation permanente en ce qui concerne les dangers futurs qui pèsent sur les démocraties.

La Convention de Schengen, signée le le 19 janvier 1990, n’est devenue effective que depuis le 26 mars 1995, en raison des retards du système informatique.Comme nous l’avons constaté recemment , un vaste espace non protégé s’ouvre largement devant des prédateurs nés des résurgences des multiples nationalismes qui constituent les moteurs principaux du terrorisme. Souvent associé au fanatisme religieux, ils contribuent à alimenter l’instabilité et les troubles intraétatiques.

De nombreux groupes subversifs, constitués de cellules mobiles et cloisonnées, peuvent dans un futur proche déclencher des actions de guérilla urbaine auxquelles personne n’est véritablement préparé.

La guérilla est une méthode simple, primitive et particulière permettant de détruire des forces considérées comme adverses: la surprise compense le nombre. Cette brutalité jointe à l’emploi d’armes et d’explosifs à grande capacité destructrive en font un outil excessivement puissant, un facteur de succès, toutefois incapable d’une décision totale; elle se manifeste par la destruction de monuments publics, de dépôts, de voies de communication, de centres vitaux et des destructions par explosifs dans de multiples moyens de transport collectifs.

La guérilla s’appuie sur l’établissement de réseaux de renseignement et de soutiens logistiques, noyés au sein des grandes cités.

Pour être efficace, la guérilla doit provoquer une hantise constante dans la population. Elle exploite au maximum les négligences et les fautes des multiples services chargés du maintien de l’ordre.

Une guérilla efficace sera toujours conditionnée par le choix d’une zone d’action déterminée. On l’a constaté, les groupes terroristes ne s’improvisent pas. Ils sont toujours composés d’éléments ayant subi un entrainement intensif, soumis à la plus sévère discipline.

Combattre la guérilla constitue une tâche difficile. La principale mission, qui incombe à ceux qui tentent de détruire un ennemi potentiel et souvent invisible, est de pénétrer les éléments adverses, de localiser ses caches et de créer un atmosphère d’insécurité chez ceux qui soutienent les terroristes. Les actions doivent être brutales, foudroyantes et sans faille.

Il nous faut constater que les bouleversements géopolitiques des deux dernières décennies, qui avaient pourtant suscité de grands espoirs , ont au contraire multiplié les dangers qui menacent les gouvernements des démocraties libérales un peu partout dans le monde. La disparition de la rivalité qui opposait les deux ancienes superpuissances et disciplinait le reste du monde a déstabilisé des régions entières, soumises à la pression des revendications nationalistes, ethniques, cultureles, raciales et religieuses. Les États-Unis et l’actuelle Russie en font la cuisante expérience. Les huit attentats ou tentatives d’attentat à la bombe dans le métro de Paris et sur la ligne du TGV reliant la capitale à Lyon, on s’en souvient ont fait huit mort et 160 blessés. Le 3 décembre 1996, quatre personnes furent tuées par une explosion dans un wagon. La bombe avait été déposée par des terroristes algériens.Des dizaines d’autres personnes furent blessées par l’engin qui avait été dissimulé sous un siège.

Le plan Vigie-Pirate semble encore pécher par les moyens modestes qui le concrétisent. Comme dans une mauvaise pièce de théâtre, le décors sont en place, le scénario est écrit, il ne reste plus aux acteurs qu’à massacrer la scène.

Chaque nation qui s’assoupit et s’endort, doit se méfier de son futur !

Dans son livre  » Demain la guerre civile  » ( Éditions N°1), Charles Pellegrini, qui fut commissaire divisionaire à l’Office centrale de la Répression du Banditisme, déclare :

 » J’ai la certitude que mon pays s’achemine à pas de géant vers une période de grands troubles. »

Il ajoute plus loin:

 » …Les citoyens sont à cran, l’incertitude du lendemain a modifier leur comportement.  »

Charles Pellegrini redoute une guerre civile sur notre sol national. Il n’a sans doute pas tort avec plus de quatre millions de personnes privées d’emploi, nous pouvons nous attendre à des actions collectives chargées de violences.

Le désordre s’alimente des crises et des frustrations qui s’accumulent sur le sol national et touchent les grandes cités comme les campagnes.

La politique n’est plus le fait des élus, mais d’un diktat, de mots d’ordre donnés par les grands économistes, banquiers ou hauts fonctionnaires qui agissent dans les organismes internationaux comme le GATT ou le FMI.

Une mutation démographique a depuis une trentaine d’années totalement modifié et restructuré de nombreux pays. Beaucoup de nations sont devenues multiraciales et multiconfessionnelles des déstabilisations ethniques engendrent des conflits au sein de grandes cités nouvelles plongées dans la paupérisation.

Ces villes constituent des ferments au coeur desquels la violence à caractère politique, raciale ou religieuse ne demande qu’à exploser. Le terrorisme contemporain ne souhaite qu’à s’y implanter avec des groupes qui s’appuient de moins en moins sur des structures permanentes. C’est tout particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de la menace intégriste, dont les contours sont plutôt flous.

Le manque de réalisme du monde politique fait que tout peut arriver. Au mois de juin 1999,c’est à dire, il y a moins de quinze ans, le très modéré RPR Jean Marsaudon , député-maire déclarait ( Le Figaro , 30 / 6 / 99 :  » L’insécurité se répand partout, mêmes dans les petites villes, dans les campagnes, dans les stations balnéaires .  »

Il y a moins de cinq ans, il existait environ 600 ou 700 secteurs de « non-droit  » en France. On en dénombre en 2011 plus de 2000 !.

Ce sont autant de foyers d’incendie où, pour le moment les sauvageons se font la main en détériorant les murs, les cabines téléphoniques, les voitures, etc. Le danger potentiel est de voir surgir un appareil et un fédérateur pour synchroniser leur activisme, tandis que la police attend toujours, non seulement plus de moyens, mais l’assurance de ne pas être mise au ban de la République si elle s’avise de gifler un casseur.

Que se passerait-il, si demain des hordes armées venues des banlieues chaudes déferlaient dans la capitale et dans le centre des grandes villes ?

Ce scénario ne s’appuie pas sur un thème de fiction, mais sur une potentialité réelle.

Les États-Unis ont déjà réfléchi au problème d’agressions terroristes sur le territoire américain commises avec des armes de destruction massive. Ce sont les responsables de la Défense qui en ont pris le commandement.

Nous devons reconnaître que la C.I.A. et le F.B.I. ont déjà eu l’occasion de se rendre compte que la réalité est parfois cruelle !

Voir également : http://web.archive.org/web/20150318090305/http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/ et http://web.archive.org/web/20141104103722/http://lesdossiersdeletrange.over-blog.com:80/

par Guy Tarade

One Comment

  1. jac

    Bonjour Monsieur Tarade. Ayant lu beaucoup de vos livres j'ai un grand respect pour vous et votre travail. Toutefois je dois vous dire que vous n'êtes pas dans la bonne direction. Vous êtes manipulé comme la majorité des personnes et alimentaient inconscienmment ceux qui manipulent.

    la source du problème de la grande violence (apparente) est trés simple et la solution trés facile. Il suffit d'interdire la fabrication des armes par des intérêts privés et de la considérer comme "crime contre l'humanité" pour qu'il n'y ait plus de conflits.

    Imaginez qu'il n'y ai plus de guerres, que vendrait les fabriquants d'armes… regardez leurs bénéfices… Ils n'ont pas besoin de faire de la pub, il leur suffit d'inventer un "al quaida" un petit attentat à droite un petit attentat à gauche – on continue de faire peur en disant que sa va de plus en plus mal – on emploi des gens sans argent et sans instruction et tout va pour le mieux. Au passage on paye les campagnes politiques des hommes d'état – quand les affaires descendent trop bas on fait sauter deux tours en disant que ce sont les arabes … et on peut reprendre la guerre avec l'approbation de la population… 4000 milliards de dollards, c'est le coût de la guerre Irak et Afghanistan pour aller tuer 160 000 arabes non éduqués et ne détennant pas d'armes de destruction massive.

    Entre nous, avez vous déja vu du béton et des métaux brûler avec de l'essence, même d'avion… que d'incohérences gobées. Savez vous le nombre d'heures et le niveau intellectuel qu'il faut pour piloter un 747 ou un autre avion de ce type ? mais on prend 8 arabes inconnus et sans éducation pour leur faire piloter 4 avions de ce type avec un précision de quelques mètres…

    Quand vous en aurez marre d'être manipulé, et si vous avez envie d'un peu plus de sérieux, rejoignez moi sur http://www.ma-terre.fr

    Prenons un autre exemple, celui de l'insécurité en france et des 2000 zones de non droit et de délinquance. Il suffit de ne pas oublier que "chacun ne fait que ce qu'il pense qui doit être fait, sinon il ne le ferait pas". S'il y a autant de personnes délinquantes, c'est parce qu'individuellement chacune pense que c'est ce qui est le mieux à faire. C'est donc un problème d'éducation.

    Un enfant ne fait que ce qu'on lui enseigne et il reproduit ce qu'il voit, c'est une loi naturelle. Alors évidemment en regardant la télévision et en ne voyant sur 10 chaînes successives que des films de violence et de tueries à quoi peut-il penser d'autre. C'est pour lui une normalité.

    D'ailleurs je me demande si ce ne sont pas les vendeurs d'armes qui paient aussi les scénaristes.

    Bref, pour résoudre le problème il suffit de remplacer les prisons par des centres de rééducation, au respect de toute chose – d'arrêter de conditionner à la violence par les films non stop et de ramener la responsabilité pénale des enfants dés l'âge de la puberté pour ne pas les encourager à en prendre l'habitude. On reconnait bien qu'un enfant peut être roi dés l'âge de 13 ans ! Et aux temps des chevaliers, on partait en guerre dés l'âge de 12 ans c'est donc dés la puberté que la responsabilité de ses actes commence. Bref, en doublant l'éducation nationale et en éduquant au lieu d'enfermer, on peut résoudre le problème en moins de deux ans. Quant à la drogue, deuxième source de revenus de la planète, aprés un bonne éducation des enfants, elle pourraient être totalement libéralisée. Ce qui ferait chuter son cour immédiatement et toute la délinquance qui s'y attache.

    Cordialement vôtre.

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