The Day After Tomorrow

Ce film de science fiction qui sort dans 7 jours pourrait devenir un film culte. Au delà  de la Fiction, nous allons voir comment la réalité peut étre très proche de ce film voir pire.
LOS ANGELES (AFP)

Avec New York congelé ou Los Angeles sous les eaux, « Le Jour d’Après » (sortie le 28 mai) prend des libertés avec la science et fascine sur le thème du réchauffement de la planète.
Produit par la 20th Century Fox pour 125 millions de dollars et réalisé par Roland Emmerich (« Independence Day »), « Le Jour d’Après » repose sur l’hypothèse d’une série d’événements provoqués par le réchauffement climatique, qui plongent la Terre dans une nouvelle période glaciaire.
Le réchauffement provoque la fonte de la calotte glaciaire. L’eau douce des pôles, plus légère que l’eau salée, forme un couvercle à  la surface des océans, qui empéche la circulation dite « thermo-halite », résultant de la différence de températures et de salinité.

Le phénomène, décrit en détail dans le film, s’est produit sur Terre il y a environ 12.000 ans, alors que la planète sortait de la période glaciaire, explique à  l’AFP l’océanographe de la Nasa David Adamec, consulté par les scénaristes du film avant le début du tournage.

« Nous avons des preuves que ce scénario exact s’est produit, re-plongeant la Terre dans une mini-période glaciaire connue sous le nom de période Younger Dryas », précise-t-il.

Mais dans le film, le phénomène se déroule sur quelques jours alors que dans la réalité, le processus a pris environ un siècle, relève le professeur Adamec, du centre spatial Goddard dans le Maryland (est).

Il décrit une autre aberration du scénario, dans lequel une tempéte fait descendre brutalement de l’air glacé des couches supérieures de l’atmosphère jusqu’au sol, gelant les gens sur pieds… « Quand l’air descend, une compression se produit et il réchauffe, comme dans une pompe à  vélo, quand on compresse de l’air, on sent la chaleur », explique M. Adamec en riant.

Cet expert, tout comme les organisations écologistes et les partisans d’une action renforcée contre les gaz à  effet de serre accueillent néanmoins le film avec enthousiasme.

« L’intérét du public va étre piqué au vif, et si cela est durable, c’est fantastique. Si cela incite les gens à  s’intéresser au problème de plus près, pour se faire une opinion sur leur gouvernement et sur la politique à  mener, c’est aussi très bien », résume l’océanographe qui avoue son impatience de voir le film aux effets spéciaux spectaculaires.

Sa sortie mondiale devrait s’accompagner à  New York d’une manifestation pour la protection de l’environnement à  laquelle prendra part l’ancien vice-président démocrate Al Gore. Le film « nous donne une belle occasion de parler du changement climatique et de répondre aux questions que les spectateurs ne manqueront pas de se poser », a-t-il dit.

Le réalisateur estime sur le site internet dédié au film que « la menace que fait peser le changement climatique mondial est le seul problème assez important pour forcer les pays à  cesser de se battre pour travailler ensemble ».

Sans prétendre à  l’exactitude scientifique, le film assène au spectateur une série de faits allant de la disparition prévue de centaine de milliers d’espèces animales provoquée par le réchauffement d’ici à  2050 aux 20.000 décès lié à  la canicule européenne de 2003, mélant habilement réalités quotidiennes et scènes de fin du monde.

Site du film : http://www.thedayaftertomorrow.com/

Ici sur Veritas nous avons déjà  développer le problème suivant :

LE MONDE | 05.03.04 | 14h33

Une Europe au climat sibérien, une Amérique transformée en désert, le Bangladesh inondé, des migrants par millions, des guerres, l’effondrement de l’économie mondiale… Telles pourraient étre les conséquences du changement climatique, selon un rapport commandé par le Pentagone en 2003.

CHOC CLIMATIQUE… DES 2010

L’affaire est intervenue peu après qu’une association de chercheurs critiques, l’Union of Concerned Scientists (UCS), a publié une enquéte montrant que l’administration de M. Bush manipule l’information scientifique émanant de ses services quand elle ne correspond pas à  ses buts politiques (Le Monde du 21 février).

Sources : le monde / laterredufutur.free.fr /

La situation actuelle du tapis roulant (Gulf stream) serait au bord de l’instabilité, c’est-à -dire qu’une petite augmentation des apports d’eau douce en cette région suffirait pour bloquer la circulation en tapis roulant. Si le réchauffement global entraîné par le renforcement de l’effet de serre conduit à  une augmentation des précipitations sur la mer de Norvège, ou à  des fontes de glace aux marges du Groenland, risquons-nous un refroidissement un Europe ?

Certains rapports font froid dans le dos. Celui qu’ont écrit Peter Schwartz et Doug Randall à  la demande du Pentagone a pour titre: «Pensons l’impensable». On n’aurait normalement jamais dû en entendre parler: George Bush ne voulait pas qu’il soit publié. Mais il y a toujours des fuites. «L’impensable» a donc été dévoilé fin février. En deux mots: il va faire froid et ça va chauffer sur la planète. Le froid, c’est pour le climat. Le chaud, ce sont les énormes conflits que ce refroidissement risque d’entraîner.

A ceux qui croiraient naïvement que nous sommes dans une période de réchauffement climatique qui entraînera dans le futur des canicules à  répétition, rappelons, comme le font Schwartz et Randall, que rien n’est simple en matière de climat. Et qu’il est déjà  arrivé dans le passé que des épisodes de chaleur provoquent des températures sibériennes en Europe et ailleurs. C’était il n’y a pas bien longtemps: 12600 ans à  peine, une période que les géologues appellent le Dryas récent. Le climat était alors à  peu près le méme qu’aujourd’hui, méme si le niveau des mers était sensiblement plus bas. Mais les eaux chaudes du Gulf Stream baignaient déjà  les côtes d’Europe jusqu’en Norvège, et tout allait bien. Trop bien, car avec la chaleur les glaces de l’Arctique se sont mises à  fondre. Et se sont répandues d’un coup, gigantesque débàcle glaciaire, dans tout l’Atlantique Nord. Avec une conséquence inattendue: cet apport d’eau douce a bloqué le Gulf Stream, ce «gigantesque tapis roulant hydraulique» qui parcourt les océans de la planète tantôt en surface, tantôt en profondeur, selon l’expression du paléoclimatologue français Jean-Claude Duplessy (1).
Rendues plus légères par cette pellicule d’eau douce, les eaux du Gulf Stream cessèrent de se mélanger avec les eaux plus denses des fonds marins. Le célèbre courant, qui ne pouvait plus plonger pour continuer sa course océanique, fut considérablement ralenti. Conséquences immédiates: en moins de soixante-dix ans, l’Europe se retrouva plongée en pleine période glaciaire. Les îles Britanniques connaissaient le climat de la Sibérie. Et les glaces, l’hiver, descendaient au large des côtes du Portugal! L’épisode dura un bon millier d’années, avant que le grand courant calorifère ne se remette en marche.

C’est exactement ce que nous annoncent les experts du Pentagone: un nouveau Dryas, un coup de froid sévère sur l’Europe, avec toutes les conséquences qui s’ensuivraient, dans le monde entier.
durant la dernière ère glaciaire, le Gulf Stream s’était à  de nombreuses reprises ralenti, et avait raccourci sa course suite à  des augmentations des températures en Europe. Cela entraînant un retour progressif vers celles habituelles. Le dernier ralentissement de ce type s’est produit il y a environ 15.000 ans. La diminution moyenne de la température européenne suite à  ces ralentissements était d’environ 5°C (avec parfois des variations plus ou moins importantes).

Devant des faits qui prouvent sans aucune mesure qu’une glaciation va nous tomber dessus, ce film devient une pàle figure d’une triste et future réalité. Pendant ce temps les médias continuent de nous cacher ces faits. Ce film pourra peut étre faire réagir quelques associations ou personnalités. Ce film du coup pourrait devenir un film culte.

Sources : http://www.alertes-meteo.com/vague_de_chaleur/stream.htm / http://www.nouvelobs.com/articles/p2059/a239112.html
 

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