Tourisme spatial : un marché qui décolle ?

Futron, une société de conseil aéronautique, estime qu’2021 l’industrie du tourisme spatial pourrait réaliser un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars.

D’après l’article de Capital paru ce mois-ci, il y aurait aujourd’hui une vingtaine de personnes prètes à  débourser 20 millions de dollars pour participer à  un vol spatial. Et si on descendait le prix du vol suborbital à  100 000 dollars, le marché atteindrait les 15 000 candidats par an.

De nombreux projets privés sont cités : la fusée Canadian Arrow, opérationnelle dès 2006 ; l’Ascender de chez Bristol space planes, terminé pour 2008. Mais les experts se veulent plus réalistes que les industriels. D’après eux, les vols suborbitaux ne débuteront pas avant 2007. Et les séjours réguliers dans une station orbitale devront attendre 2017. Voire 2020 pour une réelle amélioration du confort.

Hilton international prépare d’ailleurs l’ouverture d’un hotel sur la lune : un dôme de 5000 chambres, chauffés à  l’énergie solaire et alimentés en eau par la glace disponible aux pôles lunaires. Inauguration prévue en 2050. Le cabinet d’architecte est déjà  à  l’oeuvre…

Certains se placent sur ce marché émergeant, au cas où. Comme l’école de management hôtelier de l’institut de technologie de Rochester (USA) qui a ouvert son cours de « développement du tourisme spatial ». Les élèves y étudient la physique orbitale, la psychologie du client en orbite, et la gestion des vols spatiaux. Un programme bientôt complété par des modules sur le developpement du tourisme spatial ou le design des hotels de l’espace. Ouf, Hilton International saura où recruter ses cadres.
Source : capital, juin 2003

Beaucoup pensent que le tourisme spatial sera le moteur économique qui permettra de réellement abaisser le coût du voyage dans l’espace au cours des prochaines années, en ouvrant cette nouvelle frontière à  beaucoup d’habitants de cette planète. Mais jusqu’ici, tout entrepreneur ayant tenté de fournir des véhicules de lancement à  prix réduit s’est heurté à  la politique internationale de gouvernements qui ont intérét à  maintenir un monopole d’accès à  l’espace.

On pourrait se demander de quelle façon le tourisme pourrait influencer aussi profondément la technologie spatiale au point d’en réduire substantiellement le coût. Une analogie avec l’informatique peut nous mettre sur la voie.

Il n’y a pas si longtemps, l’ordinateur était un objet lourd, encombrant, et surtout horriblement coûteux exclusivement à  la portée des gouvernements, des universités et exceptionnellement des entreprises (qui préféraient toutefois les prendre en location). Mais il y a moins de vingt ans, la technologie du micro-ordinateur a permis d’en abaisser le coût au niveau de la propriété individuelle. Le processus de marché a fait la suite : rapidement, non seulement le « micro » se répandant dans les foyers, mais aussi, les constructeurs s’engouffraient dans ce créneau, accélérant l’évolution de la technique dans les proportions que l’on connaît. Aujourd’hui, un simple micro-ordinateur possède des caractéristiques qui auraient fait pàlir d’envie un superordinateur d’il y a dix ans à  peine…

Ce premier étage, après séparation, culminera à  une altitude de 80 km puis retombera, d’abord ralenti par quatre aérofreins se déployant sous l’action d’un système à  air comprimé, puis par un groupe de quatre parachutes de 20 m de diamètre chacun. Le contact avec la mer se fera à  moins de 10 m/seconde, et la faible densité de cet élément propulseur vidé de ses propergols rend inutile tout dispositif de flottaison supplémentaire. Après récupération, il pourra étre remis en état et réutilisé.

Deux bases de lancement sont actuellement pressenties, Churchill Launch Range, au Manitoba, Canada, et Virginia Space Flight Center, aux Etats-Unis.

Partir en vacances dans l’espace reste néanmoins très cher pour le moment. Il faur développer des navettes spatiales, fusées, ou véhicules réutilisables, fiables et peu chers. Le X Prize favorise se développement en offrant 10 millions de dollars au premier réussissant (sous conditions).

Cette mode du tourisme spatial ne demande qu’à  exploser si l’on en croit les sondages. A vous maintenant de visiter cet univers… la téte dans les étoiles…

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