Vive les grêves!

Coupe América : les vraies raisons de flop marseillais.

A Marseille les services de la Ville, en particulier les crèches et les cantines, étaient appelés à  la grève à  partir du 19 mai par la CGT. Mais la grève la plus visible a été la grève des éboueurs qui a débuté le 3 juin 2003.

Le résultat de cette grève était impressionnant: dans tout le centre-ville, ainsi que dans certains quartiers huppés les tas d’ordures se sont accumulés, avec les sacs plus ou moins écrasés et éventrés par les voitures ou déchirés par les chiens.

L’odeur qui s’en dégageait était de plus en plus pestilentielle, la canicule n’arrangeant rien. Fréquemment des tas de sacs et des poubelles étaient incendiés, plus de 600 feux auraient été signalés.

Et c’était bien pire dans bien des endroits !

Le mardi 24 juin, tous les tas n’avaient pas encore été résorbés, et c’est d’ailleurs dans les quartiers populaires qu’ils ont persisté le plus longtemps.

On a méme revu des rats en plein jour dans les poubelles des quartiers nord.

Et c’est il est bon de noter que le ramassage des ordures ménagères a été bloqué une seconde fois en seulement dix mois avec pour origine l’application de la loi Aubry sur le passage aux 35 heures .

Une rumeur circulait depuis fin août dans les couloirs de la mairie : c’est ràpé pour Marseille !

Les hommes d’Alinghi, le « team » suisse du milliardaire Ernesto Bertarelli, chargés de sélectionner la ville qui devait accueillir la Coupe de l’America en 2007 avaient d’ores et déjà , à  cette date, rejeté la candidature marseillaise à  la poubelle, épouvantés par la « saleté » qu’ils ont constatée lors de leur visite de juin 2003 en pleine grève des éboueurs et par les « risques de grèves » en découlant.

Lors de cette visite de la délégation helvétique venue évaluer le « potentiel » de la ville, le spectacle des poubelles s’entassant rue Paradis et des rats gros comme des belettes cavalant sur les trottoirs avait déchaîné la fureur du maire Jean-Claude Gaudin, conscient de ce handicap.

Cette visite de l’organisation au printemps, au cœur des grèves des éboueurs, a-t-elle traumatisé le « jury » ?

On le serait à  moins.

Le seul regret : la création de 10 000 emplois directs et indirects, dus à  la Coupe América, filent chez les voisins espagnols.

VIVE LES GREVES !

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