Yeren : l’homme sauvage chinois

Partout dans le monde il y a des rapports similaires concernant une grande créature  simiesque, mais qui marche debout sur ses deux pieds et présente d’autres caractéristiques humaines.

En Amérique du Nord, nous la connaissons sous le nom de Sasquatch ou Bigfoot. En Chine, il est appelé Yeren ou Homme Sauvage. Des dizaines de scientifiques d’institutions de haut niveau en Chine ont étudié des preuves concernant le Yeren. En 1980, plus de 100 enquêteurs ont même été envoyé en expédition au cœur du «territoire Yeren. »

La réserve naturelle de Shennongjia couvre quelque 3.000 kilomètres carrés dans un coin reculé de la province du Hubei. C’est une région accidentée avec des montagnes élevées et des vallées profondes. C’est dans cette région que la grande majorité des observations Yeren ont été signalés.

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Forêt vierge à environ 2.500 mètres au-dessus du niveau de la mer dans la réserve naturelle de Shennongjia dans le Hubei, la Chine, le 3 octobre 2012. (Evilbish / Wikimedia Commons)

l’agence de presse d’Etat Xinhua estime qu’il y a eu environ 400 observations au cours des dernières décennies. Un article du New York Times estime environ 300 observations des années 20 aux années 80.

Voici un aperçu sur quelques-unes de ces observations, des tests effectués sur des échantillons prélevés, l’histoire culturelle pertinente de la région, et quelques théories sur ce que le  Yeren pourraient être.

Observations: Le Yeren peut rire et pleurer

Le 4 Avril 1994, le garde du parc Yuhao Yuan était dans une région isolée de la réserve Shennongjia. Il pouvait voir sur une colline en face de là où il se tenait, environ un tiers d’un mile de distance, une étrange créature apparemment en train de dormir. Yuan avait plus de 15 ans d’expérience en tant que garde. Il était habitué à la faune habituelle de la région, donc qualifié pour juger une créature inhabituelle.

Yuan a observé la créature avec ses jumelles et a crié afin de le réveiller. La créature s’est réveillée et est restée sur place pendant un certain temps en regardant Yuan avant de se lever et de partir. Yuan la décrit dans un épisode de la série History Channel « Quest Monster » comme étant rouge-brun et ayant plus de 6 pieds de haut. «Je ne sais pas si c’était un Yeren, mais il était bizarre quand il s’est levé et il a marché sur ses deux jambes. Ce n’était pas un ours « , a déclaré Yuan.

Un article du New York Times publié en 1984, intitulé « Sur la piste de l’Homme Sauvage en Chine« , décrit quelques observations qui attribuent des caractéristiques humaines au Yeren.

En 1980, un chasseur nommé Bu Xiaoqiu dans la région de Rongshui de la province du Guizhou a prétendument capturé un petit Yeren, mais il l’a laissé partirer quand il a vu ses yeux se remplir de larmes. Les larmes sont propres aux Humains- les autres primates ne pleurent pas comme ça.

On dit également que le Yeren rit, bien que ce ne soit pas un trait humain unique, car d’autres primates peuvent rire. En Septembre 1979, le vacher de Fangxian a dit qu’il avait rencontré un Yeren qui saisit son poignet et l’a maintenu sous son emprise pendant une demi-heure. Quant le Yeren le saisit, il se mit à rire. En 1978, les chasseurs de Rongjiang étaient assis autour d’un feu de camp quand un Yeren les a prétendument rejoints et a même ajouté du bois pour le feu! Les chasseurs étaient effrayés et feignaient d’ignorer sa présence parmi eux.

Il n’a pas que des chasseurs et des villageois qui auraient vu le Yeren, il y a également les autorités locales. En 1976, un secrétaire communal du parti à Fangxian, près de Shennongjia, a rapporté avoir vu un Yeren fuyant en portant un petit cochon.

L’observation la plus influente a eu lieu le 14 mai 1976, quand six responsables du régime ont prétendument rencontré un Yeren près d’un village entre Fangxian et Shennongjia. Cette observation a suscité l’intérêt qui a alimenté l’expédition de 1980.

Spécimen: Que disent les résultats de laboratoire

Meng Qingbao, un chef de file de cette expédition, a rapporté avoir trouvé 1.000 empreintes s’étirant sur environ un mile à Shennongjia. Un moulage en plâtre de la plus claire des empreintes mesurait plus de 18 pouces de long, selon le New York Times.

Un anthropologue au Musée d’histoire naturelle de Beijing, Zhou Guoxing, faisait également partie de l’expédition. Dans un article de 2012 intitulé «Cinquante ans de traque de l’Homme Sauvage chinois, » il dit qu’un grand nombre des soit-disant empreintes de Yeren qu’il a examinés au cours des années appartenaient à des ours ou à des singes. Mais, il a dit à « Monster Quest, » il y avait une empreinte recueillie lors de l’expédition 1980 qui n’appartenait pas à un être humain ou à un ours ou à tout autre créature connue.

Zhou reste cependant douteux. Il a résumé ses 50 ans de recherche Yeren: « [Je suis] passé par une évolution intéressante dans ma recherche de l’Homme Sauvage: de l’acceptation à la réserve, vacillant dans le doute, pour finir dans le déni. »

Les laboratoires ont montré que les supposés poils de Yeren  appartenaient plutôt à des sangliers, à des singes, à des humains et à d’autres créatures connues. Pourtant, au moins quelques poils peuvent s’être avérés sans correspondance. Dans les années 1980, l’Unité de recherche de médecine légale de l’hôpital de Wuhan a conclu après des tests d’échantillons: « Nous en déduisons que les cheveux de ces« hommes sauvages »pourrait appartenir à un primate supérieur encore inconnu. » Cette étude a été citée dans le livre « Cheveu: sa puissance et sa signification dans les cultures asiatiques », édité par Alf Hiltebeitel, professeur au département de religion à l’Université George Washington et Barbara D. Miller, professeur d’anthropologie, en affaires internationales, et études féminines à l’Université George Washington.

Un présumé pied de Yeren conservé pendant plus de 20 ans a refait surface en 1980 et Zhou l’examina. On disait qu’il venait d’un Yeren tué par les villageois en 1957 à  Zhuantang, Shuinan, Songyang . Un professeur de sciences locale avait conservé le pied. Zhou l’a identifié, cependant, comme ayant appartenu à un grand macaque, un singe.

Est-il possible que les habitants, non seulement au cours de cette rencontre 1957, mais aussi dans les nombreuses autres rencontres-pourraient avoir alors été véritablement intrigués par l’apparition d’une « créature inconnue » qui en fait était tout simplement un singe? Est-ce que les villageois n’auraient pas reconnu un singe ordinaire? Si l’espèce est inconnue d’eux, peut-être. Frank Poirier, anthropologue retraité de l’Ohio State University, a expliqué à « Monster Quest » que certains rapports sur le Yeren pourraient en fait décrire le singe doré en voie de disparition.

Ce serait un spectacle rare, étant donné que ces singes sont très peu nombreux. Le singe mesure environ 5 pieds de haut se tient debout. Mais il ne marche pas droit. Voilà un point pour Poirier, qui fut l’un des rares chercheurs occidentaux autorisés par le régime en Chine au cours des années 1980 (des limitations strictes ont été imposées à l’équipe « Monster Quest » en 2012 aussi). Il était là pour étudier le singe doré, et il a rejeté les histoires sur le Yeren la première fois qu’il les a entendues. Mais les empreintes et les os, que lui a montrés la population locale a commencé à lui faire se demander s’il n’y avait pas un fond de vérité dans l’histoire.
«Je ne suis toujours pas sûr des conclusions que j’ai tirées à la suite de ce voyage, » a-t-il dit.

Un singe géant qu’on pensait disparu depuis longtemps?

Certains ont dit que le Yeren est une espèce de singe géant qu’on pensait éteint depuis longtemps le Gigantopithecus. Les gigantopithecus ont été trouvés en Chine et en Asie du Sud-Est. Il est difficile de dire beaucoup à partir de l’os de la mâchoire et des dents les seuls vestiges trouvés de la créature, mais elle aurait mesurée environ 9 pieds de haut, pesée près d’une demi-tonne. La plupart des observations de Yeren décrivent une créature d’environ 5 à 7 pieds.

L’anthropologue et directeur du Comité pour les animaux rares et étranges Yuan Zhenxin a dit à la Conférence de Pékin en 2007 qu’une telle créature pourrait échapper à l’attention car la réserve Shennongjia est vaste et éloignée. Il a donné l’exemple des pandas: « Si des expéditions n’avaient pas été menées dans les forêts des provinces du Sichuan et du Shanxi , nous n’aurions pas trouvé les descendants des pandas anciens. Il a fallu à l’humanité une décennie pour découvrir les pandas « .

Des êtres humains avec des malformations congénitales?

Zhou a noté que la région de Shennongjia était autrefois coupée du monde extérieur. Les mariages intrafamiliaux ont conduit à des maladies génétiques. Il a décrit une condition appelée ataxie spinocérébelleuse (SCA), par exemple, qui fait qu’une personne a un «petit crâne cérébral, le poids du cerveau est léger, le front bas, l’arcade sourcilière de l’os frontal qui forme d’énormes sourcils, des maxillaires plus profond que la normale, et une surcroissance de la crête occipitale à l’arrière du crâne. Les personnes atteintes du syndrome ont donc un crâne qui ressemble tout à fait ceux des hominidés primitifs « .

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Une photo de Li Baoshu qui est né avec la condition hypertrichose, également connu sous le nom de «syndrome de loup-garou, » qui provoque la croissance excessive de cheveux. L’image a été exposée au zoo de Pékin dans les années 1920. (Domaine public)

Dans le livre Poil: sa puissance et sa signification dans les cultures asiatiques, » il est noté que les étrangers ont toujours été décrits en Chine d’une manière qui ressemblent à des animaux: « A Singapour, les étrangers sont encore appelés Angmo orangmogao, le mot Hokkien pour ‘roux singe.' »

Une illustration d'un Ainu, un groupe de population au Japon aurait été couverte de poils, de Chen Ying Huang "anthropologie," 1928. (Domaine public)
Une illustration d’un Ainu, un groupe de population au Japon aurait été couverte de poils, de Chen Ying Huang « anthropologie, » 1928. (Domaine public)

Les récits sur le Yeren remontent à des milliers d’années en Chine. Le New York Times cite une citation, publié dans les journaux de Pékin, de dossiers du 17ème siècle venant de  Fangxian dans le Hubei: « Dans les montagnes reculées du Fangxian, il y a des grottes, dans lesquelles vivent des hommes velus hauts de trois mètres. Ils viennent souvent à chasser les chiens et les poulets dans les villages. Ils se battent avec celui qui résiste « .

Après des décennies de recherche, Zhou a conclu: « L’Homme Sauvage aurait bien existé dans le passé, mais aujourd’hui, il semble n’exister que dans le folklore, dans l’esprit des gens et es souvenirs culturels des temps anciens. »

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